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Conseils jardinage et plantes

Tout savoir sur la chenille de la Pyrale du buis

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La pyrale du buis est certes un fort joli papillon, mais c’est surtout, tout au long de son stade larvaire, une vorace chenille qui ravage les buis si répandus dans nos jardins. Elle s’en prend également aux buis sauvages de nos forêts, se répandant à travers le territoire comme une traînée de poudre. Arrivée en Europe par accident, elle n’y a aucun prédateur naturel, ce qui la rend très difficile à éradiquer. En combinant plusieurs méthodes, il est cependant possible de la bouter hors des jardins, au moins momentanément. Car le problème reste pour le moment entier dans les zones sauvages. On ne peut qu’espérer que les nombreuses expérimentations en cours parviennent à une solution pérenne.

Tout savoir sur la chenille du Pyrale du buis

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La dangereuse chenille de la Pyrale du buis

La pyrale du buis, Cydalima perspectalis, fait partie de l’ordre des Lépidoptères. Ce papillon nocturne est originaire d’Asie orientale (Chine, Corée, Japon notamment) où il vit dans les régions subtropicales humides. Il s’y nourrit non seulement de buis mais aussi de quelques espèces de houx et de fusains (Ilex purpurea, Euonymus japonicus, Euonymus alata). Il a été introduit en Europe de manière accidentelle, via le commerce des plantes ornementales. Son apparition a tout d’abord été déclarée en Allemagne dans le Bade-Wurtemberg en 2006 bien que la pyrale ait dû y arriver plus tôt car déjà implantée en grand nombre. De cette région limitrophe, elle s’est répandue en France et en Suisse, puis en Angleterre, Autriche, Pays-Bas… En Europe, elle attaque spécifiquement les buis, autant les variétés sauvages que l’on trouve couramment dans les sous-bois que les buis d’ornement, dévorant les feuilles et l’écorce des rameaux jusqu’à la mort du sujet. Les colonies de pyrales sont très importantes, d’où l’importance des dégâts qu’elles commettent. Les buis notamment attaqués sont Buxus sempervirens, Buxus rotundifolia (le buis à feuilles rondes) et Buxus colchica. Aperçue pour la première fois en France en 2008, la progression de la pyrale est régulière car du fait de son caractère allochtone, elle n’a pas de prédateurs locaux. Elle s’y est répandue via les circuits commerciaux, mais aussi par les bourses aux plantes, les paysagistes, les particuliers… Elle est présente aussi bien à la campagne qu’en ville et le réchauffement climatique semble favoriser sa propagation. Entrée dans notre pays par l’Alsace, elle occupe aujourd’hui un très grand nombre de départements, cette occupation créant de plus des corridors naturels par lesquels elle trouve encore plus de facilité à se disperser. La première attaque commence à l’intérieur du buis, elle est donc difficile à déceler. Vers le mois de juin, les arbustes affichent généralement de nouvelles pousses, car la première génération est sortie de son stade larvaire et il n’y a donc plus de pression sur les buis attaqués, mais le répit ne dure que jusqu'à mois de juillet et ne reviendra pas avant les premiers froids.


Ravages de la Pyrale du Buis

La pyrale adulte

Le papillon de la pyrale du buis affiche une forme triangulaire et des ailes blanches ourlées de brun, il peut également être entièrement brun avec un croissant blanc mais cette forme est plus rare. Les parties blanches sont légèrement irisées violet tandis que les brunes sont irisées orange. Il se tient les ailes bien à plat une fois au repos, restant tout le jour à l’abri sous les feuilles, excepté lorsqu’il est dérangé. Il semble d’ailleurs beaucoup apprécier la présence de feuillus au-dessus des buis, qui sont capables d’en abriter en plus grand nombre encore.

L’imago de la pyrale (la forme adulte) mesure entre 36 et 44 mm. On voit peu de différences entre les mâles et les femelles, mis à part au niveau de l’extrémité de l’abdomen, ornée d’un “pinceau” chez le mâle, tandis que chez la femelle cette extrémité est légèrement incurvée vers le bas. Contrairement à nombre de papillons nocturnes, la pyrale est capable de se nourrir à l’état adulte, car elle possède une trompe qui lui permet de butiner. C’est ce “détail” qui la rend si invasive, ayant une vie plus longue (12 jours lorsqu’elle est féconde, et elle commence à pondre 7 jours après la fécondation) elle peut pondre plusieurs fois, du moins tant que la température le lui permet. Les femelles ne pondent plus lorsque le froid arrive, au mois de novembre, les œufs ayant besoin d’une température de 15° pour un développement complet. Les femelles pondent sur le revers des feuilles, entre 2 et 4 fois entre le printemps et le début de l’automne. La pyrale femelle pond de 200 à 300 œufs par ponte, environ 800 œufs dans sa vie, jusqu’à 1200. Les œufs à la forme allongée et aplatie sont jaunes translucides, donc difficiles à repérer. Ils sont groupés en ooplaques de 20 à 30 œufs. Ils éclosent rapidement, au bout de 7 jours. Il se passe de 45 à 60 jours pour le cycle entier, d’œuf à papillon.


Photo du Papillon Pyrale du buis

La pyrale au stade larvaire

La chenille de la pyrale du buis montre un corps vert orné de bandes blanches et de verrues noires (en réalité vert sombre) hérissées de poils blancs, surmonté par une tête noire. Elle possède 10 fausses pattes abdominales et 6 pattes thoraciques. Elle ressemble assez à la piéride du chou, mais elles ont toutes 2 des hôtes spécifiques différents. La chenille de la pyrale du buis tisse de fines toiles entre les feuilles et l’on peut trouver sous les pieds de buis leurs déjections d’un vert sombre. La chenille va muter 4 fois avant de parvenir au stade de nymphe. C’est durant toute cette phase larvaire qu’elle se nourrit des feuilles de son hôte et qu'elle change de taille :

  • Au 1er stade, la taille de la chenille de la Pyrale du Buis est alors de 3 mm. Elle est presque invisible et ne peut s’attaquer qu’à la cuticule des feuilles, restant pour le moment à l’envers du feuillage donc encore plus indétectable.

  • Au 2e stade, elle peut se déplacer et commence à grignoter le dessus des feuilles. Elle commence également à tisser des fils de soie qui la protègent et qui l’aident à se déplacer. Ses mouvements peuvent être très rapides si elle se sent menacée. Le feuillage commence à sécher.

  • Au 3e stade, elle peut attaquer les feuilles par leur côté. Le buis peine à réaliser sa photosynthèse et s’affaiblit.

  • Le 4e stade est le plus funeste pour l’arbuste, environ 1 mois après l’éclosion. La chenille est à ce moment là à son stade le plus vorace et sa taille est de 4 cm. Elle dévore toutes les parties vertes du buis, et lorsqu’il n’y en a plus, elle s’attaque à l’écorce, provoquant des blessures qui laisseront pénétrer dans l’organisme déjà très faible du buis champignons et autres pathogènes.

  • Elle va ensuite entrer en nymphose, stade qui dure à peu près 1 mois. Les nymphes (chrysalides) sont vertes au début puis brun marbré, on les trouve pendues aux feuilles la tête en bas.

La dernière ponte arrivant vers octobre novembre, certaines chenilles seront au premier stade (L1) à l’arrivée du froid, qui ne survivront pas aux températures. Par contre les individus L2 et L3 sont suffisamment fortes pour survivre. Elles se mettent en diapause dans un cocon, l’hibernarium, qu’elles tissent pour l’occasion, inséré entre 2 feuilles. Elles en sortent vers le mois de mars, lorsque les températures commencent à remonter et que la durée de jour rallonge (même dans les régions à hiver très froid) et arrivent à l’âge adulte au mois de juin. Quant à celles qui étaient au stade de chrysalide en novembre, elles vont patienter jusqu'au redoux avant de terminer leur transformation.


Photo de la chenille Pyrale du buis

Est-elle allergique pour l’homme ?

Bien que très nocive pour les buis, la chenille de la pyrale du buis n’est pas urticante pour l’homme, et elle n’entraîne aucune allergie pour l'homme et pour les animaux domestiques.


Existe-t-il des solutions contre la pyrale ?

La pyrale du buis ne peut être éradiquée que grâce à une attention particulière portée à vos buis. Inspectez le revers du feuillage une fois par semaine si vous êtes situé dans une zone sensible, dès le mois de mars. Le piégeage est également une méthode efficace pour repérer la présence de cet indésirable, à réaliser en complément de l’inspection visuelle.


Les pièges

Ce ne sont pas les chenilles de la pyrale que l’on piège mais les papillons, afin d’éviter la ponte, mais aussi pour repérer l’arrivée de ces papillons et savoir à quel moment traiter. On utilise des diffuseurs d’hormones sexuelles qui vont attirer les mâles et les piéger. Les expérimentations réalisées via le projet SaveBuxus (voir plus bas) ont permis de délivrer quelques conseils :

  • Les pièges à phéromones doivent être posés tôt, il semble en effet qu’ils aient besoin d’un délai pour bien agir.

  • Les phéromones utilisées doivent être persistantes dans le temps.

Ils peuvent être utilisés en complément du BT (avant, au mois de juin pour limiter les premières pontes, et 8 jours après que les papillons soient apparus pour détruire les chenilles du premier stade) ou des guêpes oophages, pour éviter de nouvelles pontes.


En prévention

  • L’installation de filets anti-insectes va permettre de protéger les buis qui ne sont pas encore envahis. Il est nécessaire de les mettre en place avant le premier vol, fin mai début juin, pour empêcher les papillons de venir pondre sur les arbustes intacts.

  • Les trichogrammes sont des petites guêpes parasitoïdes fort efficaces contre de nombreux ravageurs. Elles semblent être une solution efficace, à utiliser dès que les papillons apparaissent, certaines souches parasitent en effet spontanément les œufs de ce lépidoptère. Ces micro-guêpes pondent à l’intérieur des œufs de la pyrale et ce sont les œufs des guêpes qui éclosent. Les trichogrammes sont stockés par milliers dans des sortes de pochettes en carton. Ces diffuseurs sont déposés dans les buis dès les premiers vols et agissent pendant 15 jours. Les lâchers doit être répétés 2 fois à chaque période de vols.


En curation

Les traitements contre la chenille de la pyrale du buis sont peu nombreux et peu efficaces. Les prédateurs naturels de ce ravageur importé sont également rares.

  • Les oiseaux : la mésange bleue et la charbonnière font partie de ces prédateurs. Les larves serviront à nourrir les oisillons des mésanges, et larves et papillons sont consommées par les adultes. Autre oiseau qui se régale des larves, le moineau domestique. Il va lui aussi prélever ces chenilles pour nourrir sa progéniture. L’hirondelle des fenêtres semble également être intéressée par le papillon. Le problème étant que les fils de soie gênent certains oiseaux (c’est pourquoi il est conseillé de peigner le buis, c’est-à-dire d'ôter les fils de soies entre les feuilles). Procurer des nichoirs à ces espèces, notamment à la mésange, permet de réguler la population de pyrales, méthode à combiner avec d’autres solutions pour une meilleure efficacité.

Astuce : nettoyez bien les nichoirs lorsque les mésanges sont parties pour qu’elles ne délaissent pas ce nid l’année suivante !

  • Les chauves-souris contribuent à limiter le nombre de papillons, mais la teneur en alcaloïdes de ces insectes nourris de buis les rend moyennement attractifs.

  • Le frelon asiatique, lui aussi importé d’Asie, semble être un prédateur des larves à tous les stades, mais seulement dans les zones où ce frelon est arrivé avant la pyrale.

  • Les sceliphrons sont des guêpes maçonnes solitaires. Des actes de prédation sur des larves de pyrale par cet Hyménoptère ont été observés.

  • Bacillus thuringiensis var. kurstaki, Btk, est très employée comme outil de lutte microbiologique contre la chenille de la pyrale. Il s’agit de bactéries entomopathogènes que les chenilles de la pyrale vont ingérer et qui vont les infecter et les tuer dans les jours qui suivent. Cet agent pathogène paralyse le système digestif de son hôte qui ne peut donc plus s’alimenter. Toute la surface du feuillage doit être copieusement pulvérisé, y compris le dessous des feuilles (l’arbuste doit ruisseler). Comme la bactérie est sensible aux UV, c’est en fin d’après-midi que le traitement contre la chenille de la pyrale sera appliqué, ou encore un jour sans soleil. Appliquez à nouveau une semaine plus tard. Les pulvérisations devront être répétées après chaque nouvelle ponte pour être assurer l'éradication de tous les individus. Plus les chenilles sont petites (- de 3 cm) plus elles sont sensibles à cette bactérie. Le BT n’est certes pas sélectif, car toutes les chenilles de Lépidoptères sont atteintes par cette bactérie, mais il y a très peu de papillons sur les buis en dehors des pyrales, et le produit est peu rémanent.

Astuce : ajoutez une cuillère à café de savon dans le pulvérisateur qui jouera le rôle d’agent mouillant pour le feuillage très lisse du buis et permettra au produit utilisé de bien tenir.

  • Les prélèvements mécaniques sont efficaces dans une moindre mesure. Il faut ensuite tuer les chenilles de la pyrale en les écrasant ou en les brûlant. Mais cette méthode fastidieuse ne peut être employée que pour une petite colonie et des buis en petit nombre et de petite taille. Si vos buis sont trop imposants, il est possible de placer un drap ou une bâche sous vos buis et de taper les troncs avec un bâton afin de les faire tomber. Les vibrations provoqueront leur chute. Les chenilles seront ensuite récupérées et détruites.

  • Les solutions chimiques sont également efficaces, mais présentent deux inconvénients majeurs : elles ne sont pas sélectives, tuant tous les insectes à proximité, et ne sont pas biodégradables. Seuls les régulateurs de croissance peuvent être utilisés de manière sélective, le diflubenzuron.

  • Les nématodes Steinernema carpocapsa s’introduisent dans l’organisme de la chenille et y libèrent des bactéries qui le tuent en quelques heures.

  • Le savon noir : pulvérisez sur les buis un mélange d’eau et de savon noir ( 2 à 3 cuillères à soupe pour 5 litres d’eau). Arrosez copieusement le feuillage. Réitérez cette application tous les 15 jours, en complément avec d’autres méthodes (ne pulvérisez pas après avoir appliqué du Bt ! )

  • Certains gestionnaires de jardins installent des bassines d’eau additionnée de liquide vaisselle au pied des buis, et éclairent ces bassines. Les papillons étant fortement attirés par la lumière s’y précipitent en nombre et s’y noient. Videz l’eau tous les jours pour faire de la place aux suivants !


Les mesures à prendre pour lutter contre la pyrale

Pour sauvegarder au mieux vos buis, voici quelques conseils :

  1. Limitez la population de pyrales en favorisant la présence d’oiseaux prédateurs.

  2. Nettoyez les alentours de vos buis tout au long de l’année : feuilles mortes, débris végétaux doivent être retirés.

  3. En hiver, tailler les buis permet de supprimer quelques cocons d’hivernantes et de nettoyer les arbustes des rameaux attaqués. En inspectant le feuillage en profondeur, il est possible de retirer à la main tous les cocons visibles.

  4. La surveillance : commencez à scruter le feuillage dès le mois de mars, voire février dans les régions les plus douces. Vous repèrerez ainsi le réveil des chenilles hivernantes et pourrez traiter au Btk aussitôt.

  5. Ne relâchez pas la pression au niveau du traitement : à partir du premier vol des adultes en juin, les femelles pondent très vite. Des pièges à phéromones vous indiqueront le moment du vol, vous saurez ainsi qu’il vous faudra traiter une semaine à 10 jours plus tard. À partir de là, les stades et les pontes se superposent, une grande vigilance sera de mise.

  6. Poursuivez vos efforts jusqu’en novembre en surveillant les pièges.

Une fois les arbustes traités, ils peuvent refaire de jeunes feuilles s’ils sont convenablement arrosés et nourris, car ils sont affaiblis et plus ou moins en mauvais état. Un nettoyage au jet d’eau puissant va débarrasser le feuillage des fils de soie et des éventuelles chrysalides tout en hydratant parties aériennes et racines. Il faudra ensuite nourrir les pieds avec un bon apport de compost, et réaliser une taille des parties touchées.

À savoir : les sujets morts doivent être arrachés et détruits, leur compostage est absolument déconseillé.

Le projet SaveBuxus

Il s’agit d’un programme à l’échelle nationale qui vise à étudier les possibilités de biocontrôle pour lutter notamment contre la pyrale du buis. Datant de 2014 pour la première session, il est reconduit en 2018 du fait de la pression grandissante de ce ravageur. En effet, la présence d’un grand nombre de buis dans les espaces naturels forestiers entraîne un développement exponentiel de la population de la pyrale, et les jardins, même traités, sont sans cesse victimes de nouvelles vagues de ce papillon. SaveBuxus est coordonné par l’Astredhor et Plante & Cité et comprend entre autres partenaires l’INRA et KOPPERT. Des expérimentations sont réalisées sur le terrain pour trouver des solutions concrètes et efficaces à cette situation. La pyrale du buis progresse en effet très rapidement et pose de nombreux problèmes “annexes” :

  • Lorsque les buis à proximité ont été dévorés, les chenilles présentent une grande nuisance, se répandant partout le long de leurs fils à a recherche de nouveaux buis. Les jardins peuvent en être remplis, y compris sur les murs des habitations et sur des végétaux autres, qu’elles ne prennent pas pour nourriture, du moins pour le moment, mais entre les feuilles desquels elles fabriquent leur cocon.

  • Les buis sauvages défoliés et totalement desséchés représentent un risque accru d’incendies.

  • Dans les zones de relief, les racines du buis contribuent à retenir la terre et les roches, leur disparition pourrait nuire à la stabilité des pentes.

  • Les buis abritent en temps normal une biodiversité importante en milieu naturel.

  • Les papillons, dans les zones très touchées, peuvent nuire à la vie nocturne à l’extérieur, car attirés par les sources de lumière : éclairages de terrasse ou de jardin, phares de voiture…

  • Le fonctionnement d’installations telles que climatisations, groupes frigorifiques, peut être gêné par la présence en forte densité du papillon.

  • Au niveau du tourisme, les zones envahies (jardins, chemins de randonnée) peuvent être délaissées du fait de la présence d’un grand nombre de chenilles, bien que celles-ci ne soient pas urticantes.

  • Les conséquences sont notables pour les secteurs du commerce au niveau de la production horticole.

  • Le patrimoine historique et naturel sont durement touchés : le buis est le végétal représentatif de l’art topiaire, très utilisé dans les jardins à la française, et les forêts en sont couramment peuplées, formant le paysage.

En sus de ce programme, le Département de la Santé des Forêts (DSF) est chargé de la surveillance des milieux naturels, tant en forêts qu’en dehors (espaces appartenant au domaine public).



C’est fortuitement que la pyrale du buis est apparue en Europe, et non volontairement comme ça a pu se produire par exemple pour la coccinelle asiatique. Pour autant, ce sont encore les activités humaines qui ont provoqué cette présence sur des territoires extérieurs à son aire de répartition naturelle. Et cette extension brutale de la pyrale du buis, en France notamment, entraîne des répercussions importantes en terme de régression de la biodiversité, mais aussi de la conservation du patrimoine, entre autres. En effet, loin de ne s’attaquer qu’aux buis qui ornent les jardins, c’est aussi aux buis communs des sous-bois que la pyrale s’intéresse. Et l’absence de prédateurs naturels de ce ravageur rend très complexe son élimination, particulièrement dans les espaces sauvages.