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Facile à cultiver dans son potager, la pomme de terre se rencontre beaucoup moins souvent sur un balcon. Et pourtant, il est tout à fait possible de cultiver la pomme de terre en pot ! Le rendement est certes moindre qu’en pleine terre, mais c’est tellement satisfaisant de cuisiner ses propres pommes de terre que le jeu en vaut largement la chandelle. Il vous faudra pour cela un grand pot, un terreau riche, du soleil, de l’eau, et quelques attentions !
Choisir les variétés à planter en pot
On distingue 3 types de pommes de terre : à chair ferme, à chair tendre, farineuse. Vos goûts personnels et vos habitudes culinaires vous guideront pour ce choix. Par contre vous trouverez des variétés de pommes de terre précoces ou tardives. Pour occuper moins longtemps une place toujours limitée sur une terrasse ou un balcon, privilégiez les variétés précoces, qui resteront en place entre 90 et 110 jours, contre 150 pour les tardives : ‘Alienor’, ‘Dolwenn de Bretagne’, ‘Amandine’...
Planter des pommes de terre en pot ?
Quand planter des pommes de terre en pot ?
Les pommes de terre sont mises en place entre le début du mois de mars, pour les régions les plus méridionales et la fin du mois d’avril pour les plus froides. Leur feuillage est en effet sensible aux gelées. Pour savoir à quel moment précisément il est temps pour vous de planter vos pommes de terre, surveillez les lilas. Lorsqu’ils commencent à fleurir, c’est que la température est suffisamment douce.
Astuce : les pommes de terre doivent avoir germé avant la plantation, pour un démarrage plus rapide (vous gagnerez ainsi une quinzaine de jours) : placez-les à la lumière, dans un lieu aéré, frais et sec pour des germes trapus, fermes et colorés. Un bon moyen est de les installer dans des boîtes à œufs, les yeux vers le haut. Une trentaine de jours plus tard, les tubercules ont commencé à émettre des germes en puisant dans leurs réserves, ils sont d’ailleurs ridés et mous.
Comment planter ?
Pour bien se développer, les pommes de terre ont besoin de soleil et d’un certain volume de terre. Un pot de 40 cm de côté conviendra pour planter 3 tubercules (on conseille généralement 1 pomme de terre pour 5 l de terre). Vérifiez que le contenant soit percé au préalable et versez-y une bonne épaisseur de billes d’argile, environ 5 cm.
Le substrat remplira la moitié du pot de fleurs. Utilisez soit un terreau spécial potager, soit de la terre enrichie de compost ou d’un fumier bien mûr. Pour un bon développement, la pomme de terre consomme du potassium et du phosphore, beaucoup moins d’azote. Au cours de la préparation du substrat, vous pouvez, en remplacement du fertilisant organique, y intégrer un engrais 4-6-10. Creusez 3 trous en formant un triangle et enfoncez les pommes de terre qui doivent être totalement recouvertes. Une fois le substrat tassé, arrosez.
Entretenir des pommes de terre cultivées en pot
Butter les pommes de terre
Le buttage des pommes de terre est indispensable pour 2 raisons :
Ajouter du volume de terre offre à la plante la possibilité de produire de nouveaux tubercules.
Les tubercules déjà formés ne doivent pas être exposés à la lumière. Lorsque la peau a verdi du fait de cette exposition, le tubercule est chargé en solanine, donc toxique.
Environ 1 mois après la plantation, les plants ont levé et mis plusieurs feuilles, il est temps de les butter : ajoutez du terreau enrichi d’un engrais adapté jusqu’à ce que la tige et les premières feuilles soient enterrées, en ne laissant dépasser que 5 cm de feuillage.
Astuce : pour un meilleur rendement, utilisez 2 bacs à fleurs en bois. Placez au fond du premier un carré de toile géotextile pour retenir la terre lors des arrosages. En ajoutant le second dont vous aurez pris soin d’ôter le fond, vous pourrez butter plus haut et avoir ainsi une meilleure récolte.
L’arrosage des pommes de terre en pot
Installées en pleine terre, les pommes de terre n’ont pas besoin d’arrosage jusqu’à ce que les tubercules commencent à se former. Mais en pot il n’y a pas d’humidité résiduelle, donc même si l’abondance n’est pas de mise au début de la phase de végétation, les arrosages sont indispensables. Les besoins en eau sont plus importants en juin et juillet, lors de cette tubérisation. Au mois d’août par contre, retour à des arrosages en faible quantité pour éviter de retarder la maturation des tubercules. Attention à ne pas mouiller le feuillage lors des arrosages, l’humidité favorise le mildiou. Il est même préférable d’abriter les pommes de terre de la pluie, pour éviter tout risque. Si vous utilisez un bac assez haut (ou 2 bacs superposés), attention au manque d’eau. En effet, une fois que le fond est sec, il est assez difficile à réhydrater, ce qui provoque une bien moindre production. Pour y remédier, placez en même temps que le terreau un tuyau microporeux qui permettra d’hydrater jusqu’aux couches profondes. Étalez à la surface du pot un paillage épais, qui gardera la fraîcheur après les arrosages.
Faut- il nourrir les pommes de terre en pot ?
Très gourmandes, les pommes de terre cultivées en pot pourront bénéficier d’apports de purin de fougères, de macérations de consoude et d’ortie.
Les maladies des pommes de terre
Le mildiou, maladie cryptogamique courante, est favorisée par un temps doux et l’humidité du feuillage. Traitez rapidement vos plants au bicarbonate de soude additionné de savon noir. Les doryphores sont l’ennemi numéro 1 des pommes de terre, mais leur habit jaune rayé de noir les rend très visibles et ils sont faciles à enlever à la main dans une culture en pot. Agissez dès leur apparition car la ponte des larves dévoreuses arrive très rapidement !
Récolter des pommes de terre en pot
C’est lorsque le feuillage est totalement jauni, fané, que les tubercules arrivent à maturité. Renversez le pot au sol pour récupérer vos pommes de terre, et si possible laissez-les au soleil toute la journée, vous pourrez les conserver plus longtemps.
Il est possible de les récolter plus tôt, à la fin de la floraison, ce sera alors des pommes de terre primeur, à consommer sans trop attendre.
