Aller au contenu

SOLDES : NOUVELLE DÉMARQUE ! J'en profite

Conseils jardinage et plantes

Mes fraisiers meurent

Partager

Le fraisier est une des plantes potagères les plus cultivées, non seulement dans les jardins mais aussi sur les terrasses et balcons. Très facile à cultiver, il occupe peu d’espace, reste en place plusieurs années et, en sélectionnant bien les différentes variétés, il peut donner des fruits pendant plusieurs mois. Un petit fruit très apprécié des enfants comme des adultes. Mais il arrive que les fraisiers dépérissent et meurent. Quelles maladies en sont la cause, que faut-il faire ?

Mes fraisiers meurent - © Kirill Gorlov - stock.adobe.com

Voir tous nos fraisiers

Mes fraisiers meurent, ils sont malades

La rouille du fraisier

Si vos fraisiers se meurent et sont recouverts de taches noires, il est fort probable qu’ils souffrent de la rouille qui est une maladie cryptogamique provoquée par le champignon Marsonina fragariae.

Cette maladie touche principalement les fraisiers qui arrivent en fin de cycle de production, c'est-à-dire qui ont plus de 3 ans. Vous pouvez prévoir de renouveler vos plantations dès cet été en achetant par exemple des plants certifiés.

Comment soigner un fraisier atteint de cette maladie ? Vous pouvez commencer par supprimer les parties atteintes et les brûler pour éviter la propagation de la contamination. Ensuite, vous pouvez traiter les autres fraisiers en pulvérisant une solution fongicide à base de soufre, ou une décoction de prêle.


Feuilles de fraisiers atteintes de rouille - © _Vilor - stock.adobe.com

L’oïdium

Très reconnaissable au feutrage blanc gris qui se développe sur tous les organes aériens de la plante, l’oïdium est provoqué par un champignon lors d’alternances de temps chaud et d’épisodes de pluie. Les deux faces des feuilles se couvrent de ce duvet typique, tout comme tous les organes aériens, pétioles, pédoncules, fleurs… Les feuilles s’enroulent sur elles-mêmes “en cuiller”, les rebords pouvant rougir, avant que les feuilles ne sèchent. Les fruits peuvent être touchés sans ou avant que les feuilles soient touchées. Dans ce cas, ce sont les fruits encore verts qui sont attaqués la plupart du temps.

Des plants bien espacés et peu d’apports azotés sont des bons points pour la prévention de cette maladie. 

Une fois le champignon détecté, vous pouvez pulvériser du bicarbonate de soude, reconnu comme antifongique (présent dans la liste de l’OCDE). Des décoctions de prêle peuvent également être pulvérisées en tout début de contamination pour aider le végétal à se défendre. retrouvez d'autres solutions de traitements des maladies des plantes au catalogue. 


La verticilliose

Les périodes douces et humides peuvent déclencher l’attaque de ce champignon. Les plus vieilles feuilles commencent par ramollir, se couvrent ensuite de taches jaunes et se dessèchent, alors que de nouvelles feuilles se forment au coeur de la plante. Puis le plant attaqué dépérit, car les racines, par lesquelles le champignon a pénétré dans les tissus, se nécrosent. Le plant peut mourir ou bien végéter.

Plusieurs gestes peuvent prévenir le développement de ce champignon sur les feuilles de vos fraisiers. Commencez par pratiquer une rotation des cultures de 4 ans au moins, les spores de la verticilliose survivent longtemps dans le sol. À la plantation, buttez les pieds, c’est-à-dire à remonter de la terre autour de la base des fraisiers. Un système d’arrosage en goutte-à-goutte sera préféré à l’arrosage tuyau ou arrosoir.

Une fois la maladie déclarée, il ne vous reste qu’à arracher les pieds et à les détruire, qu'il s'agisse de fraisiers remontants (qui produisent sur 2 périodes de l'année) ou de fraisiers non-remontants (qui ne produisent qu'une fois pas an en abondance).

Comment savoir si un fraisier est mort ? Observez la souche souterraine et ses racines, de sa bonne santé dépendent les chances de survie du pied.


Le phytophthora (mildiou)

C’est l’humidité de l’air et du sol, ainsi que la fraîcheur, souvent présente au printemps, qui favorisent le développement de ce champignon, qui a contaminé les racines à l’automne précédent. Phytophthora fragariae s’attaque au système racinaire des fraisiers. Les premiers signes de sa présence sont une faible croissance et des symptômes très marqués sur les feuilles. Elles prennent une teinte bleu rouge et peuvent faner très vite si le temps est humide. Les jeunes feuilles sont très touchées, elles se nécrosent. Les fruits sont momifiés, déformés. La croissance est totalement stoppée, la production absente ou immangeable, et les plants touchés peuvent dépérir rapidement. 


Fraises malades du mildiou - © PhotoRK - stock.adobe.com

En prévention, un bon espacement entre les plants à la plantation diminue les risques, tout comme la plantation dans un sol bien drainé (le champignon nécessite de l’eau liquide pour se développer). Si une attaque a été observée l’année précédente, évitez de replanter des fraisiers au même endroit durant quelques années, les spores de ce champignon survivent plusieurs années dans le sol. 

Lorsque la présence du champignon est avérée, des pulvérisations de bouillie bordelaise ou d’un autre antifongique, en alternance, pourront réduire la gravité des symptômes, voire détruire le champignon si la réaction est très rapide. Vous pouvez également arracher puis détruire les plants qui sont touchés, pour sauver le reste de votre fraiseraie. Ne laissez pas de débris végétaux au sol.

Retrouvez dans notre catalogue diverses solutions pour un traitement total du jardin.


L’otiorhynque

Parmi les ravageurs, peu font des dégâts au point de faire mourir les plants, la plupart du temps seules les fraises elles-mêmes sont attaquées, parfois les feuilles et les boutons avec les pucerons, encore les boutons avec l’anthonome du fraisier.

C’est une toute autre histoire avec ce coléoptère au nom pourtant sympathique. Noir, avec une tête allongée, des antennes imposantes et un gros corps tacheté de beige jaune, il se nourrit des feuilles de fraisiers (entre autres) à partir du mois de mai, y formant des morsures en forme de poinçons. Quant à ses larves, ce sont aux racines et au collet qu’elles s’attaquent. Ce qui a souvent pour conséquence la mort des plants attaqués.

En prévention : 

  • Au moment de la plantation, vérifiez la base des plants et secouez-les, au cas où des larves s’y seraient cachées.

  • Recouvrez le sol au pied de vos fraisiers de paillis , qui limitera l’accès des larves à la base des plants. Pour les fraisiers, vous privilégierez un compost bien mûr ou, encore mieux, un mélange de compost de sciure de bois et de compost.

  • Un travail fréquent du sol va, comme le paillis, déranger les larves.

Si vous avez repéré des otiorhynques sur vos plants (ou les poinçons typiques qu’ils font sur les feuilles en se nourrissant) : 

  • Le ramassage manuel des coléoptères adultes se fait la nuit.

  • En binant autour des pieds, ôtez les larves qui peuvent se trouver dans le sol.

  • Appliquez un traitement biologique. Contre l’otiorhynque, il s’agit de nématodes parasitoïdes placés sur un piège à placer sous les fraisiers. Ce dispositif protège 5 à 10 m2 de culture pendant 6 semaines au cours desquelles il doit être maintenu humide. Ces nématodes tuent les adultes.

Retrouvez au catalogue tous nos produits d'entretien et de soin des végétaux.


Pour bien cultiver vos fraisiers

Le fraisier se cultive partout en France, d’autant plus qu’il ne craint pas le froid, il est par contre sensible aux gelées printanières. Il se plaît dans un sol riche, léger, bien drainé mais frais, plutôt neutre.


De bonnes conditions e culture pour des fraisiers sains - © rachid amrous - stock.adobe.com

De bonnes pratiques de culture donnent plus de chances à vos cultures de résister à des agressions.

  • Plantez vos fraisiers sur des buttes de 10 centimètres si votre terre est un peu compacte et donc pas assez drainée.

  • Il est important de laisser assez d’espace, au moins 30 cm d’espace, entre vos plants et de ne pas leur apporter trop d’azote.

  • Arrosez généreusement en période chaude et sèche, et bien sûr à la plantation, mais toujours sans excès. Il est préférable d’arroser vos plants au niveau des pieds et non pas des fruits ou des feuilles. Suivez nos 6 astuces pour bien arroser les fraisiers.

  • N’oubliez pas de réaliser un bon paillage au niveau des racines pour garder la terre fraîche. Le paillage, s’il est épais, limitera le développement d’indésirables entre les pieds. Vous l’enlèverez en hiver pour éviter les excès d’humidité au pied.

  • Vous désherberez régulièrement, ce sont 3 à 4 années que les fraisiers restent en place, si vous laissez se développer de la végétation, ils seront rapidement envahis.

  • Une protection peut être bienvenue durant l’hiver, autant pour préserver les plants des pluies violentes que des gelées.

À savoir : il existe de nombreuses variétés résistantes à telle ou telle maladie. Faites votre choix parmi elles, c’est encore le meilleur moyen d’éviter ces contaminations ! Retrouvez nos 10 meilleures variétés de fraisiers à cultiver.

Le fraisier est relativement résistant, mais il peut être agressé par nombre d’organismes, notamment des champignons pathogènes mais aussi des insectes ravageurs. Dans certains cas, ces agressions peuvent provoquer la mort de vos fraisiers. Soyez attentifs à pourvoir à vos cultures les conditions les plus favorables et à les observer régulièrement afin de pouvoir agir au plus vite en cas d’infection.