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Le fumier est souvent plébiscité par les jardiniers, car il joue un rôle fort précieux en tant qu’amendement du sol. La plupart des fumiers sont parfaits pour le potager, cependant chacun a ses caractéristiques propres et va améliorer un type de sol particulier. Mais tous s’utilisent soit frais en automne pour se décomposer directement au sol, soit vieillis et épandus comme fertilisant et paillage au pied des plantes potagères. Et oui, au potager on a le devoir de fumer !!!
À quoi sert le fumier au potager ?
Le fumier est un excellent amendement car il est très riche en matières organiques, non seulement composé des déjections animales mais aussi de paille et de déchets végétaux.
Il va améliorer le sol grâce à sa richesse en humus : la terre est plus facile à travailler car plus meuble, elle est plus perméable à l’air et à l’eau, elle est enrichie en micro-organismes et autre faune du sol. On va utiliser différents fumiers selon la nature du sol, argileux, sableux, compact...
Il forme un support de culture idéal pour de nombreuses plantations gourmandes.
On n’utilise jamais du fumier frais pour les plantations, car il peut brûler les végétaux en se décomposant et contient des germes. Comme fertilisant, il est généralement composté au préalable, afin de le débarrasser de tous les organismes pathogènes qu’il peut contenir. L’idéal étant de l’ajouter à un compost végétal pour obtenir un mélange très équilibré. On peut également le laisser vieillir en tas, au moins 6 mois. Il sera posé sur des palettes ou des planches afin de laisser son jus s’évacuer et recouvert de paille ou autre pour que le pluie n’en lessive pas tous les éléments.
Il sera sinon épandu directement au sol du potager à l’automne tous les 2 à 3 ans, à raison de 100 à 300 g par m2. Il doit être laissé en surface, car ce sont des organismes aérobies qui vont le décomposer. Il y a ensuite 2 possibilités :
Une fois l’hiver arrivé, le fumier bien décomposé est intégré légèrement au sol par griffage.
Il est laissé en surface et à partir du printemps il est paillé régulièrement afin d’apporter au sol une couverture permanente. Grâce à cette méthode, le sol n’a plus besoin d’être travaillé.
Pour vous aider, lisez aussi nos conseils sur comment bien épandre le fumier.
À savoir : ne plantez pas d’oignons, d’ails ou d’échalotes dans une planche enrichie au fumier. Les carottes sont également réfractaires aux sols fumés.
1 - Le fumier de cheval
Le fumier de cheval et autres équidés est un matériau léger, car il contient beaucoup de paille, qui monte vite en température. Il sera très utile pour améliorer un sol lourd et froid. C’est également le fumier idéal pour la formation de couches chaudes. Au printemps, bien composté, il pourra être étalé au potager, y libérant progressivement ses ressources en potassium et azote. Il sera également utilisé en paillage au pied des plantations les plus gourmandes (cucurbitacées, tomates).
Pour en savoir plus, lisez nos conseils bien utiliser le fumier de cheval pour son potager.
2 - Le fumier de vache
Le fumier de bovin s’utilise au contraire pour amender les sols légers, calcaires et siliceux, auxquels il va donner plus de corps. Il est en effet très compact, riche en humus. Les sols légers, qui ont tendance à se réchauffer très vite, profiteront également d’une autre caractéristique du fumier de bovins : il est humide et froid car à décomposition lente. Il apporte de ce fait une fraîcheur bénéfique aux plantations lors de fortes chaleurs. Une fois bien composté il peut être légèrement intégré au sol avant des semis, ou bien épandu en fertilisant d’entretien au pied des légumes.
3 - Le fumier de chèvre ou de mouton
Sec et chaud comme le fumier de cheval, le fumier des ovins et des caprins montre une richesse en potasse et en éléments fertilisants végétaux très intéressante au potager après la culture de légumes-fruits gourmands. Par contre ce fumier ne doit être utilisé qu’une fois très décomposé.
Suivez nos conseils pour utiliser le fumier de mouton.
4 - Le fumier de lapin
Assez lourd, il sera étalé sur des sols légers. Il pourra être soit incorporé par bêchage, soit tout simplement étalé en fine couche à condition qu’il soit très décomposé.
5 - Le fumier de volaille
Très riche en azote, potasse, oligo-éléments, et chaud, le fumier venant du poulailler doit être utilisé parcimonieusement car il peut facilement brûler les racines des végétaux. Il sera plutôt mélangé à du compost, ce qui compensera sa pauvreté en humus. Ce fumier s’y révèle très bénéfique car il chauffe rapidement et joue donc un rôle d’activateur de compost. On l’apportera ensuite en engrais pour des plantes qui se développent rapidement, les légumes feuilles par exemple : poireaux, choux verts, salades.
Suivez nos conseils pour savoir comment utiliser le fumier de poule comme engrais naturel.
6 - Le fumier de porc
Le fumier de porc est très froid et de ce fait peu utilisé, du moins seul. Il peut par contre être mêlé à un autre fumier ou encore à du compost pour servir de support de culture aux plantes gourmandes telles que les courges.
À savoir : privilégiez toujours comme fournisseurs les élevages traditionnels extensifs, voire bio, et évitez les élevages intensifs dont les matériaux ne sont pas idéaux à utiliser.
