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Conseils jardinage et plantes

Entretien du Kumquat

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L’entretien du kumquat, parfois nommé Fortunella, diffère peu de celui des autres agrumes. Pour autant, plus rustique que ses cousins, il pourra être installé en pleine terre aussi bien qu’en pot dans de nombreuses régions. Bien soigné et dans de bonnes conditions, il vous donnera même des fruits, de délicieux et originaux petits agrumes !

Entretien du Kumquat

Portrait du kumquat

Le kumquat est un agrume et fait partie de la famille des Rutacées. Il existe plusieurs espèces de kumquats :

  • Le kumquat de Hong Kong, Fortunella hindsii, a des fruits très petits, de la taille d’un pois, avec un goût assez doux. C’est le plus rustique des kumquats.

  • Le kumquat à fruit rond, Fortunella japonica, a une peau sucrée et une chair acidulée.

  • Le kumquat à fruit ovale, Fortunella margarita, est plus gros que le précédent, mais toujours avec cette saveur acidulée.

  • Le kumquat de Malaisie,

  • le kumquat du Jiangsu...

Fortunella japonica et F. margarita sont les plus cultivés et un grand nombre de variétés cultivées en sont issues. Originaire d’Asie du sud-est, c’est au XIXe siècle que le kumquat est arrivé en Europe. Il forme un petit arbre de 2 à 4 m de hauteur, doté d’un beau feuillage persistant sombre et luisant, d’une floraison blanche estivale et de petits fruits orangés qui se récoltent entre les mois de novembre et de mai (en fonction de l’espèce et du climat). Ces derniers sont petits, entre 2 et 5 cm, ovoïdes ou ronds. Les kumquats se consomment avec la peau, révélant un mélange intéressant d’amertume et de sucré et acide. Ils sont souvent utilisés pour faire des confitures mais sont également délicieux frais. Les kumquats se consomment également confits, lisez notre article sur les kumquats confits pour en savoir plus.

Le saviez-vous ? Le kumquat est un très bon aliment pour notre organisme et peu calorique, il est riche en glucides, fibres, eau, vitamines, antioxydants et minéraux. Pour en savoir plus,lisez nos conseils sur les bienfaits du kumquat.


Kumquat en cuisine

Comment et où planter le kumquat

Le kumquat est l’un des agrumes les plus résistants au froid, montrant un seuil de rusticité à -10°, cependant ses fruits sont moins robustes, gelant à -5°. Il pourra donc être installé en pleine terre dans les régions à hivers doux (la zone dite “de l’oranger”) mais devra par contre être mis en pot ailleurs, car ses fruits hivernaux ne survivraient pas. De plus, ils ont besoin d’une longue saison chaude pour mûrir. Son sol de prédilection est riche, frais, bien drainé et non calcaire.

  • En pleine terre : sélectionnez pour lui un emplacement à l’abri du vent, très ensoleillé et chaud. Vous éviterez cependant les situations brûlantes, leur préférant une orientation sud sud-est. Vous lui creuserez un trou profond et large, environ 80 cm en tous sens, et vous mêlerez du fumier à la terre extraite. Au fond, une couche drainante sera installée, composée de graviers ou de sable.

  • En pot : placez une bonne couche de drainage au fond d’un bac large et haut. Choisissez un substrat léger et riche, terreau + terre végétale ou terreau pour agrumes.

Une fois préparé son emplacement, plantez le kumquat bien droit, en veillant à ce que son point de greffe soit à 5 cm au-dessus de la surface.


L’entretien du kumquat

L’entretien du kumquat (Fortunella) est très simple et ne demande aucune connaissance particulière. Il faut juste veiller à répondre à ses besoins ! Par contre, l’entretien d’un kumquat à l’extérieur, en pleine terre, diffère de celui qui est cultivé en pot.


Les arrosages

  • Le kumquat en pot sera régulièrement arrosé en été, afin de maintenir le substrat légèrement humide, mais ne laissez jamais d’eau dans la coupelle. Les arrosages sont beaucoup plus succincts en hiver, laissez le substrat sécher en profondeur entre 2 arrosages. Si vous rentrez le petit arbre à l’intérieur, pensez à le vaporiser, surtout lorsque le chauffage est allumé. Mais il faut savoir qu’aucun agrume, excepté le calamondin, ne se cultive facilement à l’intérieur.

  • Le kumquat en pleine terre sera également arrosé par temps sec et chaud. Un paillage contribuera à maintenir une terre relativement fraîche.

La fertilisation

Le bon entretien du kumquat passe également par les engrais ou fertilisants, ceux-ci lui apportant les nutriments indispensables à une bonne croissance et fructification.

  • Le kumquat en pot doit être fertilisé régulièrement, pour compenser les nutriments qu’il absorbe tout au long de l’année. Un engrais spécial agrumes est tout à fait adapté à ses besoins, à donner 2 fois par mois durant sa période de croissance.

  • En pleine terre, des apports de compost ou de fumier bien mûr seront effectués au printemps.

La taille

Parmi les tâches d’entretien, la taille du kumquat est également importante, autant pour sa santé que pour un développement harmonieux. Elle n’est cependant pas obligatoire tous les ans, seulement lorsqu’il en a besoin. Elle consiste à éclaircir la ramure de votre kumquat et rabattre les rameaux trop longs, au printemps.

À savoir : vous pourrez rempoter votre kumquat tous les 3 ans, soit au printemps soit en fin d’été.

Les parasites

Les principaux agresseurs du kumquat sont les cochenilles, qui ont un attrait marqué pour les agrumes. Ces parasites sont des piqueurs-suceurs de sève, dont une des particularités est d’être protégés par des sécrétions qui les isolent de l’extérieur, ce qui les rend difficiles à atteindre. On repère les cochenilles soit par la présence d’amas blancs et cotonneux (mais toutes n’ont pas ce type de protection), soit par le miellat abondant qu’elles sécrètent. Elles peuvent fragiliser le kumquat. Dès leur apparition, pulvérisez une macération d’ortie (100 g d’ortie macérées 24 h dans 1 l d’eau) sur tout le feuillage. Le savon noir ou un mélange de liquide vaisselle et d’huile végétale dilués dans de l’eau peuvent également être employés. Autre solution, plus agressive : l’alcool à 90° permet d’ôter les carapaces collées aux feuilles. En lutte biologique, ce sont des coccinelles ou des micro-guêpes qui sont lâchées, qui ont les cochenilles pour proies. L’huile blanche peut être utilisée à l’extérieur en prévention, pulvérisée sur le tronc et tous les rameaux. Si votre kumquat est trop atteint, supprimez les branches attaquées et brûlez-les.

Les aleurodes, ces petites mouches blanches, sont fréquentes sous serre voire dans les vérandas, ou encore au jardin lorsqu’il fait chaud, et certaines espèces s’attaquent aux agrumes. Les infestations massives sont dangereuses car elles peuvent durement affaiblir le kumquat. Pour prévenir leur apparition, gardez ces endroits aérés et installez des pièges collants. Une solution à base de savon noir peut être pulvérisée sur le feuillage.

Les araignées rouges sont en fait des acariens, qui sucent eux aussi la sève des végétaux. Ils sont très présents dans les endroits fermés : serres, vérandas, logements, mais ils peuvent aussi faire des ravages au jardin. Ils aiment les environnements secs et chauds : en prévention, brumisez le feuillage de votre kumquat avec de l’eau froide non calcaire et aérez. La macération d’ortie peut également être utilisée. En lutte biologique, utilisez des insectes prédateurs de ces acariens, notamment le Phytoseiulus persimilis. Si l’infestation est trop importante, il faut supprimer les rameaux atteints et les brûler.

Astuce : minuscules, les araignées rouges sont difficiles à repérer, surveillez une éventuelle défoliation et/ou de fines toiles visibles lorsque vous brumisez l’arbre.

En hiver

Le kumquat en pot sera gardé à l’extérieur durant toute la belle saison puis installé à l’abri, par exemple dans une véranda. L’endroit doit être non chauffé et lumineux, avec une température idéale de 8 à 10° (18° maximum). En terre, vous le protégerez par un voile d’hivernage en cas de grand froid ou gel. Un paillage à son pied limitera le refroidissement du sol.


La récolte

La période de maturité des fruits dépend de l’espèce, elle commence en novembre et se prolonge jusqu’en mai pour les plus tardifs. Attendez que les kumquats soient bien colorés avant de les cueillir.


La multiplication

  • Le semis : récupérez des pépins frais que vous ferez tremper dans de l’eau quelques jours, en changeant l’eau quotidiennement. Semez-les au chaud entre 10 et 24° dans un terreau pour agrumes et attendez la levée. Éclaircissez pour ne garder que les plus beaux et installez-les dans des “mini-serres” individuelles (une bouteille d’eau coupée en 2). Vous pourrez les mettre en pot lorsqu’ils seront suffisamment vigoureux.

  • Le bouturage : à la fin de l’été, prélevez des rameaux semi-aoûtés d’une quinzaine de centimètres dont vous ne garderez que les 3 ou 4 feuilles terminales, les autres seront supprimées à partir du milieu de leur pétiole. Trempez leur base dans de l’hormone de bouturage avant de les placer dans un substrat léger et humidifié, à l’étouffée. Gardez vos boutures à la lumière, à 18°, jusqu’à l’hiver. À ce moment là, elles seront placées au frais (de 5 à 10°), puis mises en pot au printemps.

  • Le greffage : le kumquat se greffe généralement sur Poncirus trifoliata, le citronnier épineux, via une greffe en écusson réalisée en mai ou juin. Autres porte-greffes : le bigaradier, le citrange ou le Citrus ‘Volkameriana’. À savoir : les conseils d’entretien du kumquat correspondent pour la plupart aux citronnier, oranger, pamplemoussier…

Conclusion Le kumquat est un agrume suffisamment rustique pour être planté en pleine terre, mais cela ne suffit pas pour qu’il puisse donner des fruits en dehors de la fameuse zone de l’oranger, tout au sud de la France. Le seul moyen pour cela, à condition de disposer de suffisamment de soleil et d’un jardin ou d’un balcon, est de l’installer en pot. Avec de bons soins, vous pouvez alors espérer manger vos kumquats, même si vous n’habitez pas au “bon” endroit !