Aller au contenu
Conseils jardinage et plantes

Ail des ours : culture, utilisations et bienfaits

Partager

Version sauvage de l’ail, l’ail des ours se multiplie facilement dans les endroits frais et ombragés et peut être naturalisé facilement dans nos jardins où il peuple agréablement un recoin sous des arbres. Quant à ses vertus médicinales et culinaires, elles le prêtent à de nombreuses utilisations au potager. Il s’agit d’ailleurs d’une plante ancienne, qui était déjà utilisée par les Celtes et les Germains, et qui retrouve aujourd’hui ses lettres de noblesse.

Allium ursinum

Où trouve-t-on l’ail des ours ?

Cette joli plante pousse dans les endroits humides et ombragés, voire au bord des ruisseaux, en vastes et denses colonies. On peut l’utiliser en plate-bandes pour égayer un endroit frais dans un jardin naturel, mais il peut aussi être accueilli au potager où son odeur aillée (perceptible même à distance) protégera ses voisins. Ses fleurs blanc pur à 6 pétales regroupées en ombelles et ses feuilles, très ressemblantes à celles du muguet en font un hôte plein de charme, qui se répandra d’autant plus facilement si le sol est humifère comme il l’aime. Le saviez-vous ? Le Parc de la Tête d’or à Lyon se pare de superbes tapis d’ail des ours au printemps !

Jardiner avec la Lune : il fait partie de la catégorie Feuille.

Pour en savoir plus, suivez nos conseils sur sa plantation et à quelle saison le trouve-t-on.



Un peu d’entretien… mais pas trop !

Très facile d’entretien, cette plante ne demande que quelques arrosages en cas de sécheresse et un sarclage régulier. Il est de plus assez résistant aux maladies, sauf à la mouche du poireau, contre laquelle on peut le protéger grâce à un voile anti-insectes. Il est par contre sensible au piétinement. Il peut rapidement devenir envahissant, il faut penser à le diviser à l’automne pour le contenir si on ne consomme pas ses bulbes. Il disparaît durant l’été et revient dès le printemps. Il faut attendre un an avant de commencer à récolter bulbes, fleurs ou feuilles, et veiller à laisser quelques pieds pour l’année suivante. Très rustique, il supporte des températures jusqu’à -20°, mais un paillage au sol peut être nécessaire dans les régions où l’hiver est très froid. On peut récupérer des graines sur ses fleurs pour en faire des semis.


Un bon voisinage

Ces bulbes peuvent être plantés près de certaines plantes pour éloigner les insectes nuisibles, mais, comme avec toutes les alliacées, il faut l’éloigner des légumineuses (plante dont le fruit est une gousse) : pois, fèves, lentilles, etc. On ne pourra pas replanter tout de suite d’alliacées derrière l’ail des ours.

Ces plantes compagnes : bette, betterave, carotte, céleri, concombre, cornichon, épinard, fraisier, laitue, panais, rosier, rutabaga. Incompatibilité d’humeur : asperge, brocoli, choux, ciboulette, échalote, fève, haricot, navet, oignon, piment, poireau, pois, poivron, pomme de terre, sauge, souci, tomate.

Le saviez-vous ? C’est une plante mellifère, dont le pollen et le nectar attirent de nombreux insectes pollinisateurs.


Comment l'utiliser ?

Ses feuilles et autres parties une fois cueillies, peuvent être conservées de différentes façons pour être utilisées durant les mois suivants. Sa conservation peut se faire au frigo, au congélateur, séché ou dans des bocaux stérilisés. Vous pouvez aussi le cuisiner. Pour en savoir plus, lisez notre article sur sa conservation.

  • Bienfaits médicinales : antibactérien, dépuratif, antiseptique, antibiotique, stimulant général de l’organisme. C’est une des plantes les plus riches en vitamines C.

  • Atouts culinaires : ses feuilles ont le goût de l’ail mais en mois fort. On peut aussi en consommer les boutons floraux et les fleurs. Les feuilles sont à consommer de préférence avant la floraison, les bulbes à partir de l’été jusqu’au début de l’hiver. On peut en faire des pestos, l’ajouter dans une poêlée de légumes, le ciseler cru dans une salade, l’utiliser comme les épinards…

Pour en savoir, lisez notre article sur ses propriétés et sur les recettes à faire.

ail des ours

Un peu de botanique

Allium ursinum est une plante très ancienne, dont on a découvert des pollens lors de fouilles préhistoriques. Originaire d’Europe et d’Asie, il fait partie des Amaryllidaceae comme de nombreux autres ails et les perce-neige, jonquilles, narcisses, genre qui compte plus de 700 espèces. On ne trouvait auparavant l’ail des ours que dans les sous-bois, principalement sous les chênes et les charmes, mais il a commencé à être intégré au potager pour ses nombreuses vertus. Hermaphrodite, cette plante à bulbes se dissémine par gravité, donc autour de la plante mère.

Pourquoi l'appelle-t-on ail des ours ? Son nom nous vient du celte all, brûlant, et du latin ursus, ours - ursus du fait de ses vertus dépuratives, en effet il est très apprécié des ours qui le consomment après leur hibernation afin de se purger.

Lors de récoltes en pleine nature, il faut faire attention à ne pas le confondre avec des plantes toxiques : la colchique, le muguet, certains arums, dont les feuilles sont très semblables. Il n’y a plus de danger de confusion lorsqu’il est en fleur, et la forte odeur d’ail de ses feuilles quand on les froisse rend tout de même l’erreur difficile ! Il était jadis réputé en tant que plante associée à la magie blanche, censée protéger les enfants à naître si la future mère en garnissait ses poches.


Caractéristiques


Entretien & plantation

Niveau de soin: très facile

Exposition: mi-ombre

Arrosage: normal

Ph du sol: neutre

Humidité du sol: normal

Période de plantation: toute l’année hors gel

Période de récolte des feuilles: avant la floraison

Utilisation en jardin: sous-bois, couvre-sols


Caractéristiques végétales

Hauteur à maturité: 0,5m

Feuillage: caduc

Couleur feuille: vert

Couleur des fleurs: blanc

Période de floraison: printemps

Attributs: aromatique


Botanique

Rusticité: rustique

Nom botanique: Allium ursinum

Famille: Amaryllidacées