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Conseils jardinage et plantes

Maladies du kumquat

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Virus, champignons, parasites, nombreux sont les organismes coupables de déclencher des maladies chez le kumquat. Certaines de ces maladies peuvent heureusement être soignées, voire prévenues par des gestes somme toute assez simples, mais ce n’est pas toujours le cas. Quoiqu’il en soit, soyez vigilants face aux signes d’agression, une réponse rapide peut sauver votre kumquat.

Maladies du kumquat

La tristeza, virus des agrumes

Très répandu partout dans le monde, ce virus qui attaque indifféremment tous les agrumes cause de nombreux dégâts dans les plantations d’agrumes. La tristeza est une maladie qui bloque la sève au niveau du point de greffe. Il en résulte une chute du feuillage et un affaiblissement du petit arbre qui peut aller jusqu’à sa mort, et ce de manière parfois très rapide. La floraison est précoce et les jeunes arbres peuvent même porter rapidement des fruits, mais les kumquats malades vont produire des fruits de mauvaise qualité, déformés, de petite taille. Ces symptômes ne sont cependant pas spécifiques à la tristeza. Pour authentifier ce virus avec plus de certitudes, découpez un morceau d’écorce juste au-dessous du point de greffe. Le bois doit présenter de nombreux petits trous, des striures verticales ou encore des marques géométriques. Les symptômes sont plus ou moins marqués selon la résistance ou la tolérance du greffon et du porte-greffe (généralement Citrus trifoliata pour le kumquat).


Le coupable

Cette maladie du kumquat et autres agrumes (Citrus, Poncirus et hybrides) est également nommée “quick decline”. Ce sont des pucerons qui la transmettent (puceron brun, puceron vert des agrumes, puceron noir des agrumes), mais le virus peut également se répandre à cause de matériel (de coupe notamment) infecté. Les pucerons s’infectent lorsqu’ils sucent la sève d’agrumes malades, et ils peuvent ensuite transmettre le virus pendant 1 à 2 jours.


Le remède

En prévention

  • Depuis l’apparition de cette maladie, des variétés et des portes-greffes résistants ou tolérants ont été développés. Évitez le bigaradier comme porte-greffe, très sensible, préférez le citrange qui, lui, est résistant.

  • Lutter contre les pucerons permet de limiter le risque d’infection.

Il n’y a pas de traitement contre cette maladie du kumquat.


Le HLB, maladie du kumquat

Feuilles qui jaunissent de manière asymétrique, fruits déformés et impropres à la consommation, le HLB (pour HuangLongBing, “maladie du dragon jaune” en chinois, appelé aussi “citrus greening”) est un fléau pour les agrumes dans certains pays chauds. Il n’a pour le moment pas atteint les bords de la Méditerranée, épargnant la France métropolitaine, par contre Martinique, Guadeloupe ou Réunion ont été touchées.


Le coupable

C’est une bactérie, plus exactement une protéobactérie qui en est la cause. Candidatus liberibacter vit dans le phloème de l’arbre, ce canal par où circule la sève élaborée allant des feuilles vers les autres organes de la plante. Cette bactérie est transmise par des psylles, un petit hémiptère :

  • Diaphorina citri, le psylle asiatique est tacheté de gris. Il mesure entre 3 et 4 mm et porte ses ailes en toit au-dessus de son abdomen.

  • Trioza erytreae, le psylle africain, est brun clair avec des ailes translucides. Il est plus petit que le psylle asiatique, à peine plus de 2 mm.

Le remède

Il est important de n’acheter que des plants contrôlés, car il n’y a malheureusement aucun remède à cette maladie du kumquat et autres agrumes. L'arbre doit être détruit et brûlé sur place pour éviter de répandre la bactérie au sol et de risquer de contaminer d’autres agrumes.


kumquat malade

La fumagine

Des traces semblables à de la suie noire recouvrent les feuilles du kumquat, empêchant celles-ci de permettre au processus de photosynthèse de se poursuivre. Le feuillage tombe, la plante s’affaiblit.


Le coupable

Pucerons et cochenilles peuvent être responsables de l’apparition cette maladie sur les feuilles du kumquat. En effet, ils exsudent du miellat en plus ou moins grande quantité selon les espèces, miellat sur lequel se développe le champignon de la fumagine.


Le remède

En prévention

  • Limitez la présence des parasites qui entraînent son développement grâce à leur miellat.

  • Pulvérisez de la bouillie bordelaise au printemps.

En curation

  • Nettoyez au chiffon les feuilles atteintes.

  • Détruisez les feuilles trop abîmées.

La gommose et le phytophtora

La gommose entraîne un écoulement de gomme qui affaiblit l’arbre. Le premier symptôme est l’apparition de chancres dans l’écorce, généralement à la base du tronc. Le phytophthora est une maladie des racines et/ou du collet de la plante qui entraîne une défoliation, des branches qui noircissent, un arrêt de la croissance… des écoulements de gomme peuvent également se produire.


Le coupable

Ce sont des champignons appartenant au genre Phytophtora qui causent la gommose :

  • Phytophthora citrophthora,

  • Phytophthora parasitica.

La maladie se transmet entre kumquats par des filament mycéliens qui sont dans le sol, ainsi que par des spores mobiles. Le phytophthora (la forme dieback) est due au Phytophthora cinnamomi.


Le remède

En prévention

  • Taillez votre kumquat de façon à obtenir une ramure bien aérée, dans laquelle l’air circule facilement.

  • Après la taille, l’application de mastic cicatrisant limite les risques de pénétration de spores et autres agresseurs.

En curation

  • Curez les chancres jusqu’à parvenir au bois sain, badigeonnez à la bouillie bordelaise et refermez ensuite avec du mastic ou de l’argile.

  • En cas de die back, dépotez votre kumquat et nettoyez bien ses racines puis en le faisant tremper dans un fongicide adapté. Rempotez-le ensuite dans un substrat plus drainant que le précédent, dans un contenant poreux, pourvu bien sûr de trous de drainage. Réalisez régulièrement des arrosages avec le fongicide. Coupez également les branches mortes.

Malheureusement, un kumquat trop atteint devra être détruit.


Les cochenilles


Cochenille

Affaiblissement du kumquat, déformation de l’écorce, suintements, présence de fumagine, les cochenilles entraînent à la fois des dégâts directs et indirects, qui peuvent en cas de pullulation être graves pour le sujet attaqué.


Le coupable

Le pou rouge de Californie, Aonidiella aurantii, est une cochenille brun-rouge, au corps circulaire de moins de 2 mm de diamètre. Elle est recouverte d’une pellicule blanchâtre typique de ces insectes. Le pou rouge se pose non seulement sur le feuillage mais aussi sur les fruits. 

La cochenille virgule des agrumes, Lepidosaphes beckii, a un corps piriforme, gris avec des bords plus clairs, de 2 à 2,5 mm.

La cochenille australienne, Icerya purchasi, a un corps rouge brique recouvert d’un bouclier cireux. Contrairement aux autres, plus lisses, elle montre des saillies dorsales très marquées.

La cochenille asiatique des agrumes montre un corps ovale, long de 2,5 à 3,6 mm, de teinte brun sombre avec un bord plus clair.

La cochenille farineuse a un corps assez long, 7 mm pour 5 mm de large, recouvert d’une cire blanchâtre striée dans le sens de la largeur. Elle cible généralement les plantes installées dans des endroits fermés : serres, vérandas, orangerie, habitation...

Ces cochenilles sucent la sève du kumquat, qui s’affaiblit peu à peu. De plus, de par leur production de miellat, les cochenilles entraînent chez le kumquat la maladie de la fumagine.


Le remède

En prévention

  • Fertilisez correctement votre kumquat afin de lui procurer les ressources nécessaires pour se défendre.

  • Appliquez sur le tronc du kumquat une pâte faite d’argile et de chaux ou de blanc arboricole.

  • Les poux rouges apprécient l’humidité, aérez bien la ramure de vos kumquats et ne les plantez pas trop serrés.

En curation

  • Tamponnez les cochenilles avec un tissu imbibé d’alcool à brûler puis nettoyez les feuilles de la même manière.

  • Pulvérisez les feuilles, surtout le dessous, avec du savon noir dilué dans de l’eau.

  • Lâchez des chrysopes et des coccinelles.

La mineuse des feuilles

Les feuilles sont marquées de stries claires, argentées, et leur bord finit par s’enrouler sur lui-même. Les zones marquées finissent par jaunir et se dessécher.


Le coupable

C’est la progéniture d’un petit papillon, Phyllocnistis citrella, qui est problématique pour les végétaux. L’adulte est blanc argenté avec des taches noires au bout des ailes. Minuscule chenille dont les générations se succèdent rapidement entre le début de l’été et le début de l’automne (jusqu’à 8 générations dans des conditions favorables), la mineuse creuse des galeries dans les jeunes feuilles du végétal dans lequel elle est installée. La saison se prolonge pour les végétaux installés sous serre. La mineuse ne provoque généralement que des dégâts mineurs, excepté en cas d’attaque massive. Le feuillage du kumquat peut alors être totalement détruit, entraînant un ralentissement de la croissance et de la production de fruits.


Le remède

En prévention

  • Des applications d’huile blanche peuvent être faites durant l’hiver.

  • Les pièges à phéromones limitent la reproduction des papillons.

  • Taillez le kumquat dès la fin du mois de janvier, afin que les nouvelles pousses aient le temps de se fortifier et de devenir coriaces avant la ponte, début juillet.

  • Favorisez au jardin la présence de guêpes parasitoïdes type Dacnusa Sibirica ou Diglyphus isaea. Les chauve-souris sont de grands prédateurs de ces insectes.

En curation

  • Retirez les feuilles atteintes dès les premiers signes de présence de mineuses et détruisez-les.

  • Le bacille de Thuringe peut être pulvérisé sur le feuillage à l’apparition des symptômes.

  • Le purin de fougères et la décoction d’absinthe peuvent également être appliqués sous forme de pulvérisations.

La mouche méditerranéenne des fruits

Les fruits montrent des traces de piqûres marrons et ils contiennent des petits asticots à l’intérieur. Les fruits tombent généralement avant d’atteindre leur maturité et sont pourris à l’intérieur.


Le coupable

Ceratitis capitata est un insecte diptère. Ce sont ses larves qui sont nuisibles pour les fruitiers, car elles se développent à l’intérieur des fruits, les rendant inconsommables. C’est entre le mois de mai et le début de l’automne que les larves sévissent.


Le remède

En prévention

  • Les pièges à phéromones se placent dès le début de la saison, au mois de mai.

  • Enveloppez votre kumquat avec un filet à maille très serré, qui empêchera les mouches de s’approcher.

  • Ramassez et détruisez tous les fruits au sol afin de ne pas favoriser la pullulation de ces mouches dans votre jardin.

Il n’y a pas de traitement contre ces larves une fois qu’elles sont présentes.


Les acariens

Les feuilles sont piquées, présentant des petites marques jaunes, puis deviennent grisâtres, se dessèchent. Les jeunes bourgeons sont étouffés par de très fines toiles.


Le coupable

  • Le phytopte des feuilles de Citrus est un petit acarien jaune dont les œufs se développent dans les bourgeons.

  • L’acarien des agrumes, Panonychus citri, a un corps rouge piriforme avec des poils blancs.

  • L’araignée rouge est en réalité un acarien. Elle aime les atmosphères chaudes et sèches et est de ce fait souvent présente sous serre ou dans les vérandas. Elle se cache sur le revers des feuilles et y pond.

Le remède

En prévention

  • Pulvérisez régulièrement le feuillage pour maintenir une atmosphère légèrement humide.

  • Appliquez de l’huile blanche sur le tronc et les branches du kumquat en hiver.

  • Limitez les apports en azote.

En curation

  • Un bassinage du feuillage fera fuir les araignées rouges.

  • Pulvérisez sur les zones infestées du purin d’ortie, de lierre ou de prêle.

  • Lâchez des acariens prédateurs de ces agresseurs, Amblyseius ou Phytoseiulus persimilis et des coccinelles, elles aussi friandes d’acariens.

Les pucerons


Pucerons

Feuilles qui s’enroulent, croissance du sujet ralentie, fumagine sont des symptômes de la présence de pucerons, mais ils sont généralement tout à fait visibles à l’œil nu, et d’autant plus visibles que la colonie est importante.


Le coupable

  • Le puceron noir des Citrus, Toxoptera citricida, est brun noir et mesure de 2 à 3 mm. Il produit un miellat très abondant et peut faire couler les fleurs du kumquat au printemps.

  • Le puceron vert des Citrus, Aphis spiraecola, est jaune pâle à vert pâle et mesure 2 mm. Il produit lui aussi beaucoup de miellat.

Le remède

En prévention

  • Les pucerons sont attirés par les jeunes pousses tendres, évitez de sur-fertiliser en azote, cet élément dope en effet le développement du feuillage.

  • Installez des bandes de glu autour du tronc pour limiter la présence des fourmis, celles-ci transportant et défendant les pucerons.

  • Pulvérisez des purins d’ortie ou de fougère.

  • Plantez à proximité du kumquat des plantes qui attirent les pucerons : angélique, camomille, capucine, bourrache… pour les éloigner de votre fruitier,

  • et des plantes répulsives : absinthe, rue, œillets d’Inde, menthe, lavande…

  • Attirez les prédateurs des pucerons : coccinelles, chrysopes, syrphes, mais aussi les oiseaux, notamment les mésanges.

En curation

  • Pulvérisez du savon noir dilué dans de l’eau.

Les nématodes

Arbre sans vigueur, puis chlorose et enfin défoliation voire dessèchement de l’extrémité des rameaux, réduction de la taille des fruits, tels sont les symptômes de la présence de ce ravageur. Ces signes sont lents à se développer, on appelle d’ailleurs cette maladie le “slow decline”.


Le coupable

Le nématode des racines de Citrus, Tylenchulus semipenetrans, est un acarien minuscule dont la femelle se cache et pond dans le système racinaire des agrumes. Il y provoque des nécroses dans lesquelles s’installent des champignons qui font pourrir les radicelles atteintes.


Le remède

En prévention

  • Choisir une sélection résistante de porte-greffe, notamment parmi les Poncirus trifoliata.

Conclusion Le kumquat, comme les autres agrumes, n’est pas épargné par des maladies et autres agresseurs qui ont la capacité de l’affaiblir, voire de le tuer. Des bonnes conditions de culture, totalement adaptés à l’espèce, sont un point important pour limiter ces agressions. Un autre point important pour la santé de vos végétaux : la vigilance, qui vous permettra de réagir au plus vite en cas d’attaque.