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Les besoins du kumquat sont proches de ceux des autres agrumes, mais il a l'avantage d’être moins sensible au froid que ses cousins. Il peut ainsi s’acclimater à de nombreux climats, tant qu’il est installé dans un sol adapté à ses spécificités. Sa culture est simple, qu’il soit en pleine terre ou en pot, et grâce à de bonnes conditions il restera en bonne santé !
Les besoins du kumquat
La culture du kumquat doit remplir des besoins précis en engrais, arrosage, température ou encore nature du sol pour un arbre sain et une bonne productivité.
Le climat
La culture du kumquat est possible dans toutes les régions de France. Il est en effet un agrume plus rustique que la plupart de ses cousins puisqu'il résiste à une température de -10°C. Ce n’est cependant pas de cette température qu’il faut tenir compte, car ses fruits, qui se récoltent au cours de l’hiver, ne résistent pas en-dessous de -5°. Vous tiendrez compte de cette rusticité pour l’installer en pleine terre ou en pot. Le kumquat aime les expositions ensoleillées, sans pour autant aimer subir un soleil trop brûlant. Il faudra dans ce cas envisager une plantation à la mi-ombre qui le protégera aux heures les plus chaudes. Par ailleurs, le kumquat n’aime pas le vent, qui le dessèche et il vit mal sous les embruns. Il a également besoin d’une longue période de chaleur et de beaucoup de soleil afin que ses fruits parviennent à maturité avec suffisamment de goût.
Question : la culture du kumquat est-elle possible en Bretagne ? Oui car la proximité de l’Océan permet des hivers relativement doux et les microclimats y sont fréquents. Il est quand même nécessaire de prendre quelques précautions : installer l’arbre contre un mur exposé au sud et à l’abri du vent, prévoir une protection pour l’hiver (surtout au point de greffe, l’endroit le plus fragile). Il est par contre possible qu’il ait un peu de mal à bien fructifier faute de suffisamment de soleil.
Le sol
Le kumquat se plaît en sol fertile à tendance acide, frais, très bien drainé. Il est gourmand en éléments minéraux : azote, potassium, zinc, fer, magnésium, manganèse, phosphore et autres. Une carence en l’un de ces minéraux peut entraîner un ralentissement de sa croissance, une baisse de productivité, voire l’apparition de maladies ou de parasites du fait de défenses immunitaires réduites. Des feuilles jaunes par exemple peuvent dénoter d’une carence en fer, en zinc, en magnésium ou encore en manganèse. Pour en savoir plus, lisez notre article sur Pourquoi le kumquat a des feuilles jaunes ?.
Cultiver un Kumquat margarita et autres espèces
Étant donné la rusticité toute relative du kumquat, il y a beaucoup de zones où il ne pourra pas être cultivé en pleine terre. Dans un climat trop frais, il sera préférable de l’installer en pot, il pourra ainsi être mis à l’abri durant l’hiver. La culture de l’arbre à kumquat montre quelques différences selon qu’il soit installé en pleine terre ou en pot, notamment en terme d’arrosages et de fertilisation. Ce qui ne change pas par contre est la taille. Bien que non obligatoire, elle contribue à sa productivité et à sa bonne santé. Elle permet également de toujours garder une silhouette harmonieuse. La taille se réalise au printemps, une fois la récolte faite. Vous éclaircirez la ramure afin de l’aérer : branches proches et parallèles, qui se croisent, descendantes, branches abîmées sont supprimées. Les rameaux trop longs peuvent être légèrement rabattus. Il est également possible de réaliser une taille de formation sur un kumquat jeune, puis des tailles annuelles pour renouveler les branches fruitières. En effet, c’est sur les rameaux de l’année ou de l’année précédente que les fleurs se forment, et ce sont les fruits poussés sur les branches de l’année qui sont les plus gros. Pour en savoir plus, lisez nos conseils sur la taille du kumquat.
Attention aux excès d’eau ! Les agrumes sont très sensibles à une humidité excessive. Des feuilles qui pendent vers le bas, un feuillage terne, qui jaunit et se dessèche sont des symptômes d’arrosages excessifs.
Culture et entretien du kumquat en pleine terre

Le kumquat sera mis en place entre mars et août, excepté dans les régions très sèches et chaudes où l’automne sera préféré. La préparation du sol va être importante pour le futur développement de votre jeune kumquat. Elle va en effet permettre de décompacter le sol, d’y placer une couche de drainage si besoin, et d’apporter des éléments fertilisants, indispensables à ce grand gourmand. Pour ce dernier point, vous mélangerez à une partie de la terre du trou de plantation une bonne quantité de fumier et/ou de compost. Le kumquat doit être planté en veillant à ce que son collet soit au-dessus de la surface du sol, de 5 cm environ. Le kumquat en terre sera arrosé régulièrement les 2 premières années après sa plantation, puis par temps de sécheresse. Vérifiez tout de même par temps très chaud s’il n’a pas besoin d’un apport : des feuilles qui s’enroulent sur elles-mêmes, puis qui se dessèchent avant de tomber sont des signes d’un manque excessif d’eau chez votre kumquat. Pensez au paillage qui aide à maintenir un sol relativement frais. La fertilisation sera réalisée au printemps, avec de la poudre d’os riche en azote et en phosphore (attention aux excès, préférez n’utiliser que la moitié de la dose recommandée) et du compost. En automne, un peu de poudre d’os ou de compost pourra également être apportée. Et en hiver, profitez de vos feux de cheminée pour amener du potassium au kumquat grâce à la cendre. Ne réalisez cet apport qu’une fois dans l’hiver, une pelle saupoudrée autour du tronc.
Pour en savoir plus, lisez nos conseils sur l'entretien du kumquat
Culture et entretien en pot

Vous prévoirez un contenant large et haut pour votre kumquat, car il est doté d’une racine pivotante, profonde, et de racines superficielles qui restent proches de la surface du sol. S’il est déjà grand, un bac pourvu d’une ouverture sur le côté est un achat judicieux qui permet de changer le substrat plus facilement. Le contenant doit également être doté de trous de drainage. Vous étalerez sur le fond une épaisse couche de drainage à l’aide de graviers ou de billes d’argile, puis un substrat composé de terre végétale + un tant pour tant de sable fin et de sable grossier, ou encore du terreau pour agrumes. Le kumquat a besoin d’un sol toujours frais, donc les arrosages doivent être réguliers tout au long de sa période active. Plantez un doigt dans le substrat, il s’il est sec sur 1 cm il est temps d’arroser à nouveau légèrement votre agrume. Ne laissez jamais de soucoupe sous le pot, cela entretiendrait une humidité excessive au fond du pot qui nuirait au système racinaire du kumquat et pourrait entraîner la pourriture des racines. En hiver par contre les arrosages sont bien plus succincts. Attendez que le substrat sèche sur plusieurs centimètres avant d’arroser à nouveau. Le stress hydrique hivernal est en effet un facteur déclenchant de la formation de bourgeons à fleurs.
À savoir : préférez une eau de source ou l’eau de pluie pour arroser vos plantes acidophiles, l’eau du réseau est par trop chargée en calcaire. Cela peut entraîner une mauvaise assimilation du fer par la plante et donc une chlorose.
Il est plus simple pour des plantes en pot d’apporter des solutions ou des engrais à libération lente, à base de matières organiques, plutôt que des engrais organiques dont l’assimilation sera plus longue dans un substrat qui est pauvre en vie organique. Le compost peut être utilisé s’il est déjà très décomposé. Vous choisirez un engrais pour agrumes, à donner 2 fois par mois dès que la température dépasse les 15°. Attention, les engrais liquides doivent être précédés d’un arrosage copieux afin que les racines ne soient pas brûlées.
Soigner le kumquat
Voici quelques uns des affections qui peuvent atteindre votre kumquat :
La tristeza est une maladie virale transmise par les pucerons. La sève ne parvient plus dans les divers organes de l’arbre et celui-ci dépérit. Il n’y a pas de remède contre cette maladie par contre il est possible d’agir en prévention en luttant contre les pucerons et surtout en choisissant des variétés résistantes (et un porte-greffe résistant).
Le phytophthora, un champignon, peut entraîner diverses maladies cryptogamiques : gommose, dieback… En cas de formation de chancres, curez ceux-ci jusqu’à atteindre le bois sain puis réalisez une application de bouillie bordelaise avant de mastiquer la plaie. En cas d’attaque au niveau des racines ou du collet (Phytophthora cinnamomi), il est crucial de rapidement déterrer le kumquat pour pouvoir nettoyer ses racines, avant de les faire tremper dans un fongicide, cependant il est souvent trop tard pour sauver l’arbre, celui-ci doit alors être détruit.
Les cochenilles et les pucerons affaiblissent l’arbre et peuvent provoquer l’apparition de fumagine. Les cochenilles peuvent être éliminées avec de l’alcool à brûler, tamponné directement sur les parasites ou bien avec du savon noir, plus efficace cependant sur les pucerons.
La mouche méditerranéenne des fruits rend ceux-ci inconsommables. Pour éviter que l’insecte ponde dans les fruits, installez des pièges à phéromones ou bien protégez votre agrume avec un filet à maille serré.
Pour en savoir plus, lisez nos conseils sur les maladies du kumquat.
Conclusion Le kumquat est un petit agrume très attirant : beau feuillage persistant, fleurs parfumées et petits fruits délicieux. Ça tombe bien, il peut être cultivé partout, à condition de l’installer en pot lorsque le climat ne lui convient pas. Un bon substrat, des arrosages réguliers et beaucoup de soleil sont les clés pour un beau petit arbre et des fruits en quantité !
