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Les arbres fruitiers et arbustes à petits fruits se plantent au jardin sur une grande partie de l'année. Si l'on cite spontanément les incontournables pommiers, poiriers, cerisiers ou pêchers, le verger peut aussi réserver bien d'autres découvertes. Pour diversifier vos cueillettes et sortir des sentiers battus, adoptez des fruits et des baies plus rares. Voici 10 espèces pour composer un verger étonnant, avec des fruitiers originaux !
10 fruitiers originaux faciles pour l'autoproduction
1- Nashi : un fruit délicat entre pomme et poire

Pyrus pyrifolia est une espèce originaire d'Asie qui s'acclimate facilement au jardin. Sa conduite reste simple, proche de celle d'un pommier, mais sa silhouette rappelle davantage le poirier, avec une production en été. Ses fruits jaune doré renferment une chair très juteuse, fine et agréable à croquer. Pour favoriser la fructification, optez pour une variété autofertile (comme 'Shinseiki' ou 'Hosui'), à installer au soleil dans une terre profonde et meuble, même calcaire.
Pour en savoir plus, suivez nos conseils sur le poirier nashi, un poirier asiatique.
2- Citron caviar : des perles acidulées pour relever les plats

Ce Citrus donne le meilleur de lui-même à l'abri : sous serre, en véranda (avec un hivernage autour de 5 à 10 °C) ou dans une pièce très lumineuse. Dehors, on ne l'envisage que dans les régions au climat doux, là où l'on réussit aussi l'oranger. Cet arbuste épineux, aux petites feuilles, forme des fruits allongés dont la pulpe se présente en « billes » croquantes et très toniques. Installez-le dans un substrat léger, plutôt acide, et privilégiez des arrosages avec une eau faiblement calcaire.
Pour en savoir plus, suivez nos conseils sur le citron caviar : réussir sa plantation et assurer son entretien.
3- Casseille : le mariage réussi du cassis et du groseillier à maquereau

Cette espèce issue du cassis est parfois un peu moins généreuse, mais elle compense avec des fruits nettement plus volumineux. De la rencontre entre le cassis et le groseillier à maquereaux est né Ribes nidigrolaria, un arbuste qui peut approcher les 2 m de haut. Un vrai plus au jardin : ses tiges sont dépourvues d'épines. Résultat, c'est un fruitier simple à vivre et facile à installer.
La cueillette se fait en juillet, avec des baies parfumées, moins piquantes que celles du cassis et plus pulpeuses, proches de la groseille. La production se concentre surtout sur des rameaux de deux à trois ans. Évitez donc une taille trop sévère en une seule fois. Mieux vaut supprimer chaque année quelques grosses branches pour rajeunir progressivement la touffe.
Pour en savoir plus, suivez nos conseils pour installer et entretenir les petits fruits (framboisiers, mûriers, cassissiers…).
4- Mûre laciniée : un arbuste décoratif aux récoltes abondantes

Rubus fruticosus 'Jumbo' attire par sa souplesse et ses longs rameaux sans épines, qu'il est préférable de palisser pour les maintenir bien en place. Son feuillage très découpé a un vrai intérêt ornemental, encore plus lorsque l'automne le colore. Les fruits arrivent en août-septembre, en grappes noir brillant, charnues, délicieuses à déguster comme à cuisiner. Plantez en terre saine, plutôt au soleil, en espaçant d'environ 2 m, puis retirez chaque hiver les tiges qui ont déjà produit.
5- Goji : un fruitier endurant, même en terrain pauvre

Lycium barbarum fait partie des arbustes les plus conciliants : il s'installe facilement et pousse vigoureux, même dans une terre pauvre et assez calcaire. Comme ses longues tiges se couchent volontiers et peuvent marcotter, une taille de printemps aide à maîtriser sa vigueur. La fructification se fait sur les pousses de l'année, avec de nombreuses baies rouges allongées, le plus souvent consommées sèches. Installez-le en bordure, là où il ne dérangera pas, et laissez-le se densifier naturellement.
Pour en savoir plus, suivez nos conseils consacrés au goji : réussir sa plantation et assurer son entretien.
6- Canneberge : la cranberry à cultiver en sol acide

Vaccinium macrocarpon vit, à l'état sauvage, dans des zones fraîches et humides : reproduisez ces conditions en la plaçant près d'un point d'eau, dans une terre acide, tourbeuse et/ou de bruyère, qui reste fraîche l'été. La culture en pot fonctionne très bien aussi, à condition de surveiller le dessèchement du substrat. Choisissez un emplacement protégé, au soleil ou à mi-ombre. Son feuillage persistant compose un tapis dense d'environ 30 cm de haut, pouvant s'étaler jusqu'à 80 cm, et ses baies rouges se cueillent d'août à octobre pour jus, sirops et boissons revigorantes.
7- Kaki : un bel arbre résistant pour des fruits tardifs

Diospyros kaki se transforme, avec les années, en un arbre majestueux au tempérament très rustique. Lorsque l'automne fait tomber le feuillage jauni, les gros fruits orange restent suspendus aux branches, pour un décor saisissant. On les déguste surtout lorsqu'ils sont blets, plutôt vers novembre, souvent après un petit coup de froid. La chair, extrêmement tendre, se conserve mal mais se savoure aussi bien crue que cuite.
Réservez-lui de l'espace (comptez environ 7 m autour), une terre travaillée en profondeur et souple, plutôt argileuse, et une exposition ensoleillée ou légèrement ombragée. Limitez les épisodes de sécheresse prolongée afin de ne pas ralentir sa croissance.
Pour en savoir plus, suivez nos conseils sur le kaki : sa plantation et son entretien.
8- Néflier : un fruitier ancien à redécouvrir

Mespilus germanica est un arbre solide, au développement lent, qui devient de plus en plus séduisant avec l'âge. Sa floraison printanière et ses fruits marqués par des sépales persistants le rendent particulièrement attachant. Les nèfles se récoltent après les premières gelées, quand elles blettissent, ou avant pour terminer leur maturation au fruitier, un garde-manger spécial pour les fruits. Peu exigeant, il réclame surtout une terre bien drainée et n'apprécie pas les tailles importantes, car les fruits se forment en bout de rameaux.
9- Tayberry : un hybride parfumé, entre framboise et mûre

Rubus loganobaccus est une mûroise obtenue par croisement entre framboise et mûre américaine. Ses tiges longues, flexibles et épineuses gagnent à être palissées au printemps sur un support aéré (grillage, treillage, clôture) pour conduire la plante et optimiser la production. Plantez-la dans une terre profonde et drainée, au soleil ou à mi-ombre légère. Bien installée, elle devient rapidement très productive.
Ses gros fruits rouge sombre se cueillent en juillet-août : ils sont doux, sucrés et intensément aromatiques. À savourer fraîchement cueillis, ou à transformer en confitures et desserts. En hiver, supprimez quelques vieilles tiges ayant déjà fructifié pour régénérer la touffe. Respectez environ 2 m autour de ce fruitier original pour une bonne aération.
10- Pêche plate (Peento) : une sélection chinoise à la chair fondante

Originaire de Chine, ce pêcher se reconnaît immédiatement à ses fruits aplatis, aussi surprenants que savoureux. Ses exigences (vigueur, taille, rendement) restent comparables à celles des autres pêchers, ce qui facilite son intégration dans un verger existant. À la dégustation, cette pêche plate tient ses promesses avec une chair fondante, généreuse et bien sucrée. Parfaite pour apporter une nuance différente aux récoltes de l'été.
Pour en savoir plus, suivez nos conseils sur le pêcher.
